ASSOUAN

 Assouan, autrefois appelée Swenett, est une ville magique du sud de l’Égypte. Son nom dérive du mot égyptien ancien « Soun », qui signifie « marché » ou « souk ». Assouan tire son nom de sa position stratégique en tant que porte vers le sud. Elle fut également la principale source de granite utilisé pour les obélisques et les sculptures dans l’Antiquité.
Assouan est réputée pour ses paysages magnifiques de la vallée du Nil, ses sites archéologiques majeurs et son atmosphère paisible. Son climat est doux toute l’année, ce qui en fait une destination idéale en hiver.
La ville offre des vues spectaculaires pour des balades en felouque sur le Nil (bateau à voile traditionnel égyptien). Le fleuve s’écoule doucement depuis le lac Nasser, en passant par plusieurs îles entourées de granite noir et de verdure.

L’Obélisque Inachevé

 Les obélisques sont des monuments à quatre faces et à sommet effilé, appelés tekhenu par les anciens Égyptiens. Le mot « obélisque » vient du grec obeliskos, diminutif de obelos (brochette). Plus de la moitié des obélisques antiques restants se trouvent aujourd’hui en dehors de l’Égypte, prisés par d’autres civilisations, notamment les Romains (13 sont en Italie). L’empereur romain Auguste utilisa l’obélisque comme symbole de la conquête de l’Égypte, et ses successeurs poursuivirent cette pratique.
L’identité du commanditaire de l’obélisque inachevé fait débat. Il est parfois attribué à Hatchepsout, mais il aurait plus probablement été commandé par le roi koushite Taharqa (690 à 664 av. J.-C.) ou par Nectanebo II (360–342 ou 380–362 av. J.-C.). Il était destiné à être placé à l’entrée du temple de Karnak, à une hauteur similaire à celle de son pylône (la tour nord fait environ 21,7 m et la sud 31,65 m). S’il avait été achevé, il aurait mesuré entre 38 et 40 m. On estime qu’il aurait atteint 42 m pour un poids de 1 088,5 tonnes, ce qui en aurait fait le plus grand obélisque jamais construit par les anciens Égyptiens. Il fut abandonné, peut-être en raison de troubles politiques ou de l’invasion perse.
Ce site nous renseigne sur les méthodes ingénieuses utilisées pour extraire les obélisques de la roche, notamment l’utilisation de boules de dolérite (plus dures que le granite), dont certaines sont encore visibles sur le site.

Le Vieux Barrage d’Assouan, le Haut-Barrage et le lac Nubien (lac Nasser)

La visite des barrages et du lac permet de mieux comprendre comment les variations du Nil ont influencé l’histoire égyptienne. Le barrage mesure 111 m de haut, 3 830 m de long et 980 m de large à sa base. Le lac a une capacité de 132 km³ et une surface de 5 250 km², ce qui en fait un spectacle impressionnant.
Le barrage a été construit pour contrôler les inondations du Nil, accroître les réserves d’eau pour l’irrigation et produire de l’électricité. Les crues annuelles rendaient les terres fertiles, mais leur irrégularité pouvait provoquer des famines. Avec la croissance démographique, la maîtrise du Nil est devenue cruciale pour la sécurité alimentaire.
Le projet fut controversé car il inonda les terres nubiennes et engloutit des sites antiques. L’idée de construire un barrage remonte au XIe siècle, mais les travaux commencèrent réellement en 1898 sous les Britanniques et furent achevés en 1902.
Après la révolution de 1952, l’Égypte chercha à industrialiser son économie. En raison de tensions politiques, les États-Unis et le Royaume-Uni retirèrent leur soutien financier. Finalement, l’URSS offrit un prêt à faible taux, et des ingénieurs russes et égyptiens collaborèrent pour concevoir le barrage.
La construction démarra en 1960. Une vaste opération de sauvetage fut alors lancée par l’UNESCO, notamment le déplacement du temple d’Abou Simbel. Le réservoir fut rempli en 1964, le barrage achevé en 1970, et le lac atteignit sa capacité en 1976.
Le barrage mit fin aux sécheresses et inondations, accroissant la production agricole, l’emploi et l’hydroélectricité. Toutefois, il força le déplacement de plus de 100 000 personnes, engloutit des sites archéologiques, et entraîna une érosion des côtes, une salinisation des sols et des problèmes de santé. Le projet reste controversé à cause de ses conséquences humaines et écologiques.

Autres sites d’intérêt à Assouan

 Votre voyage en dahabiya se termine à Assouan, mais cela ne signifie pas la fin de la découverte. De nombreux sites archéologiques proches de la ville sont accessibles en bateau ou par la route : les temples de Philae et Kalabsha, et plus loin, les temples d’Abou Simbel.
Si vous restez près de la ville, le Musée nubien et l’Obélisque inachevé offrent un bel aperçu de l’histoire locale.
La culture nubienne est un élément essentiel à découvrir. On peut visiter les villages et le musée Animalia House, un excellent lieu pour comprendre les traditions nubiennes et l’impact du Haut-Barrage.
D’autres activités plus tranquilles peuvent être incluses : flâner dans le souk, ou faire du sandboard. Lors de votre réservation, n’hésitez pas à nous demander conseil sur les options disponibles à Assouan.

Le temple de Philae

 Nous accédons à l’île en bateau, pour une arrivée pittoresque. Dans les années 1960, les monuments furent déplacés de l’ancienne île de Philae pour échapper à l’engloutissement dû au barrage.
Philae comprend de nombreuses structures datant de l’époque ptolémaïque (332–30 av. J.-C.), dont un temple dédié à Isis, commencé par Ptolémée II Philadelphe. Ce temple fut l’un des derniers à être actif avant que l’empereur Justinien Ier n’ordonne la fermeture des temples païens. Il fut ensuite converti en église.
On y trouve aussi un temple d’Hathor, bâti par Ptolémée VI Philométor et l’empereur Auguste, ainsi que le gracieux kiosque de Trajan (98–117 apr. J.-C.).
Note : la plupart des circuits incluent la visite de Philae en journée, mais certains proposent le spectacle son et lumière en soirée. Consultez votre itinéraire.

L’île Éléphantine

 Ce site archéologique est l’un des plus uniques de Haute-Égypte, car il retrace 4 000 ans d’histoire, depuis 3 000 av. J.-C. jusqu’au Moyen Âge tardif. On y trouve des vestiges préhistoriques, des temples de l’Ancien Empire, des époques ptolémaïque et romaine, jusqu’à la période islamique.
L’île abrite les restes d’un monastère chrétien, d’un temple juif, d’édifices islamiques médiévaux, et d’une mystérieuse pyramide expérimentale, possiblement la plus ancienne au monde, attribuée à Imhotep.
Autrefois, elle défendait la frontière sud de l’Égypte. C’était aussi un centre de culte pour le dieu Khnum, dont le temple est aujourd’hui en ruines. Le temple de Satis, restauré, fut érigé sous Hatchepsout et Thoutmôsis III. Nous visitons aussi la villa coloniale, un petit musée de site, le nilomètre (utilisé pour mesurer les crues), ainsi que des inscriptions gravées sur la roche.

Le musée Animalia House
Un endroit idéal pour découvrir la culture nubienne et les transformations causées par la construction du Haut-Barrage.

Balades en felouque sur le Nil

 Une promenade tranquille en bateau avec vue sur les tombes des Nobles, le mausolée de l’Agha Khan, l’île aux plantations. On aperçoit aussi l’hôtel Old Cataract, fréquenté par Agatha Christie, qui y situa des scènes de son roman Mort sur le Nil. Il apparaît également dans la série télévisée égyptienne Grand Hotel, disponible sur Netflix.

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Galerie photo d'Assouan

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